Marion's profileLe repère de la crevette...PhotosBlogListsMore ![]() | Help |
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Le repère de la crevette masquéeou l'Utopie d'occaz'... 20 June Réflexion philosophique # 3Du grand débat sur ce sport qu'est le football... Quand la Littérature s'en mêle... "Ce sport d'équipe et de contact offre un éventail de propriétés athlétiques, dramatiques et esthétiques qui se prêtent tout particulièrement à la spectacularisation et aux symbolisations les plus diverses. Si l'on entre aussi volontiers dans cette histoire de ballon, de pieds, de torse et de tête, c'est que le match, à l'instar des grands genres, fait éprouver, en quatre-vingt-dix minutes, toute la gamme des émotions que l'on peut ressentir dans le temps long et distendu d'une vie : la joie, la souffrance, la haine, l'angoisse, l'admiration, le sentiment d'injustice... On retrouve ici la "bonne dimension" qui, selon Aristote, modèle de la tragédie, c'est-à-dire "celle qui comprend tous les événements qui font passer les personnages du malheur au bonheur ou du bonheur au malheur."
Christian Bromberger, "Passions pour la bagatelle la plus importante du monde : le football", Passions ordinaires, Bayard Ed., 1998. _______________________________________________________________________________________________ "Quant au sport, qui a besoin d'un ministre (pour un tas de raisons, d'ailleurs, qui n'ont rien à voir avec le sport), voilà ce qui se passe: quarante mille personnes s'assoient sur les gradins d'un stade et vingt-deux types tapent du pied dans un ballon. Ajoutons suivant les régions un demi million de gens qui jouent au concours de pronostics ou au totocalcio (Nota bene: le Loto sportif en Italie), et vous avez ce qu'on appelle le sport.
C'est un spectacle, un jeu, une combine: on dit aussi parfois une profession: il y a les professionnels et les amateurs. Professionnels et amateurs ne sont jamais que vingt-deux ou vingt-six au maximum; les sportifs qui sont assis sur les gradins, avec des saucissons, des canettes de bières, des banderoles, des porte-voix et des nerfs sont quarante, cinquante ou cent mille; on rêve de stades d'un million de places dans les pays où il manque cent mille lits dans les hôpitaux, et vous pouvez parier à coup sûr que le stade finira par être construit et que les malades continueront à ne pas être soignés comme il le faut par manque de place.
Le sport est sacré; or, c'est la plus belle escroquerie des temps modernes."
Jean Giono, In Les Terrasses de L'Ile d'Elbe, Ed. Gallimard, 1963
________________________________________________________________________________________________________ ... Alors voilà : tantôt passion sacralisée, tantôt loisir critiqué, la football s'érige finalement comme un mystère... Certes, cette "histoire de ballon", bien plus que toutes les autres, a la propriété qu'on y rentre facilement, on se laisse prendre au jeu, bien que l'on ne soit pas forcément pro sur le sujet... Qui n'a jamais ressenti un petit frisson d'excitation lorsque la France sortait vainqueure d'un match important...? S'il connaît un tel succès durable, ce n'est sans doute pas anodin. Le stade, qui vient matérialiser l'activité, s'érige alors comme le lieu de partage de grandes émotions qui s'entremêlent, s'ajoutent, se tendent, se retranchent. Humanisant, me direz-vous? Et pourtant, le football est bel et bien devenu a contrario une arme politico-économique unique en son genre : j'entends par là que l'on se doit aussi de sous-peser sa médiatisation excessive, tout le trafic tournant autour, auquel vient s'ajouter la "profession" de spectateur -agressif, mâle à souhait, trivial, haineux -. Le comble? Le stéréotype du supporter bedonnant affalé sur son canapé, se remplissant goulument de bière, popcorn et autres chips surgrasses, qui regarde bêtement à la télé, concentré toute la soirée, des types essoufflés, transpirant, qui, eux, courent pendant 1h30... Sans oublier, je vous prie, les commentaires charmants (indispensables) pour accompagner le match et les cris nerveux frôlant les 120 décibels dès qu'une tentative de l'équipe en question est sur le point d'aboutir!!! Finalement, comme pour beaucoup de choses, le maître-mot semble être la modération : y consacrer un peu de temps, par plaisir, éviter d'en faire un loisir de beauf, prôner avant tout les rencontres sportives cordiales et pacifiques; sans oublier que des centaines de choses utiles pourraient être faites autour, si l'on réduisait seulement un peu le budget consacré à ce sport... Shrimpy - June 2009 07 April Sweet Dreams are made of This...Il fait noir et Je pense... Une nappe étoilée à l’infini Vient remplacer les lattes en bois Du lit superposé. Oh ! Une étoile filante se rapproche du bout de mon nez, Me propose de venir avec elle. Tagadap! Tagadap! A cheval sur ma monture, Me cramponnant à sa queue filée, Je m’évade dans un monde bleu nuit. Mes tourments emmêlés Forment des arabesques oniriques. Quel monde! Une pluie de lumières blanches, Des pépites incandescentes Nous montrent le chemin. C'est comme si l'Univers avait éternué. Ebahie, telle une enfant, Mes yeux brillent. A la surface de mon globe oculaire Encore humide au réveil, Se reflète le doux parfum de la voie lactée. Shrimpy, 31 Mars 2009. 11 March "Trop de cheveux pour une petite tête"…
Une belle chevelure, une douce crinière... Minutieusement coiffée pour une occasion spéciale ou naturellement ébouriffée au réveil. Des longs cheveux en dessous des hanches, quelques coups de ciseaux ; des très courts. Des doux, des fins, des crépus. Des frisés, des bouclés, des raides, des qui tombent tout droit. Des queues de cheval, des chignons, des nattes, des épis… Des parés de barrettes, de pinces, d'élastiques. Des coupés au carré, des méchés, des dégradés, des laqués. Des marrons, des noirs ébène, des platines, des roux, des colorés vifs…Violet sage, rouge sauvage. Des mèches de toutes les teintes, un flot arc-en-ciel, une immense caresse... Si l’on mélange tout ça, on a alors devant soi, qui nous chatouille, une grande vague souple de filaments bariolés, une immense étoffe de chevelures multicolores entremêlées…
Janvier 2009. Merci à -M-atthieu, qui est à l'origine de ce drôlement mignon p'tit titre... :-)
22 January Un peu de nourriture intellectuelle pour les gourmands :-) La gastronomie en Chine est un art qui exige de la part du convive la mise en oeuvre de tous ses moyens intellectuels, de sa culture, de sa mémoire, de son pouvoir d'association d'idées. Elle n'est donc pas la simple sollicitation de son nez, de ses papilles, de ses yeux...
Inspiré par les Cinq Saveurs, les Six Goûts et les Quatre Consistances, le cuisiner chinois parvient à composer de subtiles préparations. Les aliments sont porteurs de ce fameux fluide vital qui procure des forces à l'individu. Les Chinois les considèrent donc avec beaucoup de respect, ce qui ne les empêche néanmoins pas de les gaspiller parfois. Mais ils vont encore plus loin et pour les plus intellectuels d'entre eux, la cuisine s'intègre à leur conception du Monde. Ainsi, les Cinq Saveurs correspondent aux Cinq Eléments de la Nature.
Des Cinq Saveurs, chacune des quatres écoles de Cuisine de la Chine a retenu un élément en abandonnant le cinquième : l'amer. Cette répartition des quatre autres Saveurs a donné un dicton : "Au Sud, sucré; au Nord, salé; à l'Est, pimenté; à l'Ouest, aigre". Aux saveurs se combinent donc les Six caractères gustatifs : le gras, le parfumé, le corsé, le frais, le fermenté, le croustillant; et les Quatre Consistances : le glissant, le croquant, le fondant, le sec.
Extrait d'un guide touristique 09 January I wish I were -...-"Le début de la nouvelle année n'est finalement que la continuité de celle qui vient de passer..."
J'aimerais être l'une de ces fées qui distribuent le bonheur comme les nuages la pluie. Le sourire aux lèvres, la main généreuse, le moral de plomb, toujours. Or, je suis parfois tout juste capable de faire esquisser un sourire.
Je voudrais pouvoir me ressaisir, reprendre mes esprits aussi vite que possible toutes les fois où ça dérape. Avoir une couverture qu'il suffirait d'enfiler pour être protégée. Un court instant dans le noir, isolée du reste, tout simplement bien.
Je désirerais visiter le monde, le jour, la nuit, sans que toutes ces peurs m'en empêchent. Au lieu de cela, dès les premiers moments de solitude, les fantômes drapés de blanc reviennent au galop.
Réussir, être fière... Rendre fier.
Je souhaiterais partager sans retenue, sans ce petit soucis gênant de gratitude.
Avoir en permanence dans ma poche un "bon pour Sérénité". Se purger, ne plus prendre en compte tous ces soucis, annodins ou pas, qui restreignent mon plaisir. Souffler dessus pour qu'il s'envolent loin, loin, comme de petites bulles de savon. Subir un coup; dégainer aussitôt la carte magique pour esquiver, comme dans un jeu de société.
J'aimerais me souvenir de chaque bout de passé proche ou lointain, à défaut d'être autorisée à la revivre. Une mémoire rangée comme les archives d'une grande bibliothèque. Tout à portée de mains.
"On choisit ce que l'on est, ce que l'on devient, dit-on, mais parfois à contrecoeur.
C'est une grande chance que la Vie, mais aussi l'une des sentences les plus troublantes..."
Je voudrais savoir ce qu'il y a réellement dans la tête des gens qui ont l'air de "vivre au jour le jour", de profiter quelque soit le contexte qui les entoure, qui ne manifestent aucune faille, aucun fléchissement; c'est sans doute ça qui est un peu à envier ... Leur arrive-t-il, à aux aussi, de baisser les bras, de ne pas savoir, de se sentir faible, moche, malheureux, impuissant ou seulement insignifiant, le temps d'une heure?...
Un peu de simplicité dans les rapports humains et d'aboutissement positif et durable dans les entreprises personnelles... Lourd et long souhait pour 2009...
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