Marion's profileLe repère de la crevette...PhotosBlogListsMore Tools Help

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    June 20

    Réflexion philosophique # 3


    Du grand débat sur ce sport qu'est le football... Quand la Littérature s'en mêle...



    "Ce sport d'équipe et de contact offre un éventail de propriétés athlétiques, dramatiques et esthétiques qui se prêtent tout particulièrement à la spectacularisation et aux symbolisations les plus diverses. Si l'on entre aussi volontiers dans cette histoire de ballon, de pieds, de torse et de tête, c'est que le match, à l'instar des grands genres, fait éprouver, en quatre-vingt-dix minutes, toute la gamme des émotions que l'on peut ressentir dans le temps long et distendu d'une vie : la joie, la souffrance, la haine, l'angoisse, l'admiration, le sentiment d'injustice... On retrouve ici la "bonne dimension" qui, selon Aristote, modèle de la tragédie, c'est-à-dire "celle qui comprend tous les événements qui font passer les personnages du malheur au bonheur ou du bonheur au malheur."

    Christian Bromberger, "Passions pour la bagatelle la plus importante du monde : le football", Passions ordinaires, Bayard Ed., 1998.
     
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    "Quant au sport, qui a besoin d'un ministre (pour un tas de raisons, d'ailleurs, qui n'ont rien à voir avec le sport), voilà ce qui se passe: quarante mille personnes s'assoient sur les gradins d'un stade et vingt-deux types tapent du pied dans un ballon. Ajoutons suivant les régions un demi million de gens qui jouent au concours de pronostics ou au totocalcio (Nota bene: le Loto sportif en Italie), et vous avez ce qu'on appelle le sport.
    C'est un spectacle, un jeu, une combine: on dit aussi parfois une profession: il y a les professionnels et les amateurs. Professionnels et amateurs ne sont jamais que vingt-deux ou vingt-six au maximum; les sportifs qui sont assis sur les gradins, avec des saucissons, des canettes de bières, des banderoles, des porte-voix et des nerfs sont quarante, cinquante ou cent mille; on rêve de stades d'un million de places dans les pays où il manque cent mille lits dans les hôpitaux, et vous pouvez parier à coup sûr que le stade finira par être construit et que les malades continueront à ne pas être soignés comme il le faut par manque de place.
    Le sport est sacré; or, c'est la plus belle escroquerie des temps modernes."
     
    Jean Giono, In Les Terrasses de L'Ile d'Elbe, Ed. Gallimard, 1963

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    ... Alors voilà : tantôt passion sacralisée, tantôt loisir critiqué, la football s'érige finalement comme un mystère...

     Certes, cette "histoire de ballon", bien plus que toutes les autres, a la propriété qu'on y rentre facilement, on se laisse prendre au jeu, bien que l'on ne soit pas forcément pro sur le sujet... Qui n'a jamais ressenti un petit frisson d'excitation lorsque la France sortait vainqueure d'un match important...?

    S'il connaît un tel succès durable, ce n'est sans doute pas anodin. Le stade, qui vient matérialiser l'activité, s'érige alors comme le lieu de partage de grandes émotions qui s'entremêlent, s'ajoutent, se tendent, se retranchent. Humanisant, me direz-vous?

    Et pourtant,
    le football est bel et bien devenu a contrario une arme politico-économique unique en son genre : j'entends par là que l'on se doit aussi de sous-peser sa médiatisation excessive, tout le trafic tournant autour, auquel vient s'ajouter la "profession" de spectateur -agressif, mâle à souhait, trivial, haineux -.  Le comble? Le stéréotype du supporter bedonnant affalé sur son canapé, se remplissant goulument de bière, popcorn et autres chips surgrasses, qui regarde bêtement à la télé, concentré toute la soirée, des types essoufflés, transpirant, qui, eux, courent pendant 1h30... Sans oublier, je vous prie, les commentaires charmants (indispensables) pour accompagner le match et les cris nerveux frôlant les 120 décibels dès qu'une tentative de l'équipe en question est sur le point d'aboutir!!!

    Finalement,
    comme pour beaucoup de choses, le maître-mot semble être la modération : y consacrer un peu de temps, par plaisir, éviter d'en faire un loisir de beauf, prôner avant tout les rencontres sportives cordiales et pacifiques; sans oublier que des centaines de choses utiles pourraient être faites autour, si l'on réduisait seulement un peu le budget consacré à ce sport...


      


    Shrimpy - June 2009


    April 07

    Sweet Dreams are made of This...




    Je suis allongée dans mon lit

    Il fait noir et Je pense...
    Une nappe étoilée à l’infini

    Vient remplacer les lattes en bois
    Du lit superposé.
    Oh !
    Une étoile filante se rapproche du bout de mon nez,
    Me propose de venir avec elle.
    Tagadap! Tagadap!
    A cheval sur ma monture,
    Me cramponnant à sa queue filée,
    Je m’évade dans un monde bleu nuit.
    Mes tourments emmêlés
    Forment des arabesques oniriques.
    Quel monde!
    Une pluie de lumières blanches,
    Des pépites incandescentes
    Nous montrent le chemin.
    C'est comme si l'Univers avait éternué.
    Ebahie, telle une enfant,
    Mes yeux brillent.
    A la surface de mon globe oculaire
    Encore humide au réveil,
    Se reflète le doux parfum de la voie lactée.


    Shrimpy, 31 Mars 2009.

     








    March 11

    "Trop de cheveux pour une petite tête"…

     

     

     

    Une belle chevelure, une douce crinière... Minutieusement coiffée pour une occasion spéciale ou naturellement ébouriffée au réveil. Des longs cheveux en dessous des hanches, quelques coups de ciseaux ; des très courts. Des doux, des fins, des crépus. Des frisés, des bouclés, des raides, des qui tombent tout droit. Des queues de cheval, des chignons, des nattes, des épis… Des parés de barrettes, de pinces, d'élastiques. Des coupés au carré, des méchés, des dégradés, des laqués. Des marrons, des noirs ébène, des platines, des roux, des colorés vifs…Violet sage, rouge sauvage. Des mèches de toutes les teintes, un flot arc-en-ciel, une immense caresse... Si l’on mélange tout ça, on a alors devant soi, qui nous chatouille, une grande vague souple de filaments bariolés, une immense étoffe de chevelures multicolores entremêlées…

     

    Janvier 2009.

    Merci à -M-atthieu, qui est à l'origine de ce drôlement mignon p'tit titre... :-)

     

     


    January 22

    Un peu de nourriture intellectuelle pour les gourmands :-)

     
       La gastronomie en Chine est un art qui exige de la part du convive la mise en oeuvre de tous ses moyens intellectuels, de sa culture, de sa mémoire, de son pouvoir d'association d'idées. Elle n'est donc pas la simple sollicitation de son nez, de ses papilles, de ses yeux...
       Inspiré par les Cinq Saveurs, les Six Goûts et les Quatre Consistances, le cuisiner chinois parvient à composer de subtiles préparations. Les aliments sont porteurs de ce fameux fluide vital qui procure des forces à l'individu. Les Chinois les considèrent donc avec beaucoup de respect, ce qui ne les empêche néanmoins pas de les gaspiller parfois. Mais ils vont encore plus loin et pour les plus intellectuels d'entre eux, la cuisine s'intègre à leur conception du Monde. Ainsi, les Cinq Saveurs correspondent aux Cinq Eléments de la Nature.
       Des Cinq Saveurs, chacune des quatres écoles de Cuisine de la Chine a retenu un élément en abandonnant le cinquième : l'amer. Cette répartition des quatre autres Saveurs a donné un dicton : "Au Sud, sucré; au Nord, salé; à l'Est, pimenté; à l'Ouest, aigre". Aux saveurs se combinent donc les Six caractères gustatifs : le gras, le parfumé, le corsé, le frais, le fermenté, le croustillant; et les Quatre Consistances : le glissant, le croquant, le fondant, le sec
     
    Extrait d'un guide touristique 
    January 09

    I wish I were -...-

     
    "Le début de la nouvelle année n'est finalement que la continuité de celle qui vient de passer..."
     
    J'aimerais être l'une de ces fées qui distribuent le bonheur comme les nuages la pluie. Le sourire aux lèvres, la main généreuse, le moral de plomb, toujours. Or, je suis parfois tout juste capable de faire esquisser un sourire.
     
    Je voudrais pouvoir me ressaisir, reprendre mes esprits aussi vite que possible toutes les fois où ça dérape. Avoir une couverture qu'il suffirait d'enfiler pour être protégée. Un court instant dans le noir, isolée du reste, tout simplement bien.
     
    Je désirerais visiter le monde, le jour, la nuit, sans que toutes ces peurs m'en empêchent. Au lieu de cela, dès les premiers moments de solitude, les fantômes drapés de blanc reviennent au galop.
     
    Réussir, être fière... Rendre fier.
     
    Je souhaiterais partager sans retenue, sans ce petit soucis gênant de gratitude.
     
    Avoir en permanence dans ma poche un "bon pour Sérénité". Se purger, ne plus prendre en compte tous ces soucis, annodins ou pas, qui restreignent mon plaisir. Souffler dessus pour qu'il s'envolent loin, loin, comme de petites bulles de savon. Subir un coup; dégainer aussitôt la carte magique pour esquiver, comme dans un jeu de société.
     
    J'aimerais me souvenir de chaque bout de passé proche ou lointain, à défaut d'être autorisée à la revivre. Une mémoire rangée comme les archives d'une grande bibliothèque. Tout à portée de mains.
     
    "On choisit ce que l'on est, ce que l'on devient, dit-on, mais parfois à contrecoeur.
    C'est une grande chance que la Vie, mais aussi l'une des sentences les plus troublantes..."
     
    Je voudrais savoir ce qu'il y a réellement dans la tête des gens qui ont l'air de "vivre au jour le jour", de profiter quelque soit le contexte qui les entoure, qui ne manifestent aucune faille, aucun fléchissement; c'est sans doute ça qui est un peu à envier ... Leur arrive-t-il, à aux aussi, de baisser les bras, de ne pas savoir, de se sentir faible, moche, malheureux, impuissant ou seulement insignifiant, le temps d'une heure?...
     
    Un peu de simplicité dans les rapports humains et d'aboutissement positif et durable dans les entreprises personnelles... Lourd et long souhait pour 2009...
     
          Shrimpy, January 2009.
    November 17

    Ode à mon Lit

     

      Compagnon silencieux, bulle de rêves comme de cauchemars. Confident de l’inconscient… Un léger signe de fatigue ou une simple gourmandise de sommeil et je ne pense qu’à le retrouver. Parsemé de peluches, il étouffe mes nuits… Coin douillet de pleurs, de rires et de choses interdites. Peu importe ce qui s’y passe : les larmes sur l’oreiller, les baisers amoureux ; je m’y sens tellement bien.

      Juste à côté, sur la commode, le tortionnaire. Mon bourreau de l’instant. Avec son éternelle ponctualité irritante, son allure hautaine, son ornement numéral. Il n’a pas l’air si sévère pourtant, mais, mine de rien, ses aiguilles te toisent. Pour en rajouter, ce cliquetis incessant. Je le déteste !

      La sonnerie tant redoutée ; l’heure de se lever, d’abandonner avec regret la chaleur de la couverture…

      C’est si facile pour toi d’être à l’heure !  Mais méfiance, un geste, et, sans aucun scrupule, je te retire ta pile… Plus de bruit monotone, plus de retard appréhendé, plus de sommeil douloureusement avorté ! Le Monde n’a pas besoin de toi pour être gouverné… Une vie sans heures, sans minutes, sans secondes…

     

    Novembre 2008

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    October 26

    [Sadness is...]

     
     
    "La pluie tombe.
    Et tandis que s'abaisse
    Le rideau du Monde,
    Je reste là, seule et confuse,
    Dans le brouillard."

    pluie

    "Le plaisir est une chose éphémère :

    Si tôt on l'a connu,

    Si tôt son expérience unique

    Laisse place à son seul souvenir,

    Et aux regrets qui l'accompagnent..."

    "Il y a toujours de la joie dans la tristesse.

    Alors même quand le ciel est gris,

    Il faut être assez perspicace pour saisir du regard,

    Là-bas, la petite éclaircie." 

    Shrimpy, 26 Octobre 2008. 

    August 15

    Réflexion pseudo-philosophique # 2

     
    " Profite et vis les moments présents qui te sont offerts au meilleur. C'est précieux ces instants pour l'harmonie et l'épanouissement. Ne t'encombre pas l'esprit ailleurs... "  me dit-elle.

    C'est exactement ça. Et on en a conscience au fond. Ca résonne même dans ma tête comme un rappel à l'ordre familier. Mais alors, pourquoi je n'y arrive pas, pourquoi on n'y parvient pas systématiquement?
     
     
     
    July 12

    La Plume mouillée

     
    Quand on est bien,

    Notre Amour est une onde effrontée, un flot,

    Qui voyage sagement dans toute cette étendue humaine.

    Un flot qui chavire tendrement nos esprits,

    Ravive les espoirs que l’on avait, malgré nous, mis de côté.

    Quand la mer est houleuse,

    Que la tempête nous gagne promptement,

    On s’accroche alors aux rochers,

    On se cramponne aux voiles du navire qui nous porte,

    En attendant que l’écume vienne s’échouer sur les rives,

    Que les deux amoureux puissent sécher.

    On n’aime pas ces moments périlleux,

    On préfère les voyages calmes et sereins ;

    On se laisse étayer par les vaguelettes.

    Si tel est notre désir, notre envie,

    On sait que rien ne peut nous perturber,

    Qu’on est deux pour se consoler.

    Le sable vient nous chatouiller.

    Puis l’on s’endort doucement.

    Toi, ma Muse, la tête posée sur mes seins.

    Moi, la Plume, recroquevillée dans tes bras.

     

    A toi... Coeur rouge

     

     
    Juillet 2008
     

    Teinte Noire

     

    …I need a brand-new Everything…

    …‘Cos saying I love you has nothing to do with meaning it…

    [Ce petit sentiment désagréablement passager qui fait que l’on doute.]

    La vie n’est pas délicate, je le sais. On est attristé de voir nos amis nous délaisser, de découvrir que l’on estime plus les autres que eux ne le font, que l’on donne sans cesse plus que ce que l’on reçoit, que l’on n’aura jamais le temps de tout découvrir, que notre indécision tend ardemment à être maladive, que l’amour a lui aussi une mauvaise fin, qu’on ne profitera pas assez. Justement parce que le futur n’est pas entre nos mains ; il ne l’a jamais été et il ne le sera jamais. Nos vies, leurs vies évoluent en même temps que le sens se perd... Plus que tout, les relations s’échappent comme de la poussière, que l’on essaierait, en vain, de conserver dans une cage obstruée. Ceux qui comptent le plus, et les autres satellites effacés, mais pour autant nécessaires. Tous ces gestes anodins mais douloureux, ces petits mots de travers, qui suffisent déjà à embraser les cendres incandescentes de notre Inquiétude. J’avais confiance.

    Exagère-t’on vraiment ? Se plaint-on trop ? Ou est-ce tout simplement se soumettre à notre propre nature ? Tout va (presque) bien, serait-ce alors que l'on se complaît à aller mal? Dans le fond, notre attitude ne déroge pas à la règle, chacun commet ses petits écarts de comportement. Et pourtant, il n’y a pas pire malheurs que les siens… Alors, dans ces moments là, ne faites pas la sourde oreille, écoutez-moi ; dans ces moments là, ne soyez pas volontairement aveugles ; regardez-moi droit dans les yeux ; dans ces moments là, ne me poussez pas avec indifférence, entourez-moi de vos bras…

     

    [Bien triste de faire partie de cette fraternité humaine égoïste et dégénérée.]

     

    -M-arion, mars 2008 (réactualisé par le contexte présent...)

    June 16

    ¤La Sorcière¤

     

        Je m’enfonce dans le berceau de l’Humanité. Les écailles tranchantes me lacèrent agréablement le corps.  Ses ongles plus longs que jamais, plus vrais que nature, me caressent brutalement. Encore, la seconde, oppressante, semble éternité. Le sablier est étouffé par son propre gravier. La sorcière m’attrape, m’enflamme, m’époumone. Les fumées grisâtres de son chaudron forment une étrange danse, divine et lancinante à la fois, tout juste au dessus de ma tête. J'attise cette saveur douce-amère, étrangement familière. Le tissu me colle à la peau, la chair ouverte, les humeurs, les poils, le pus, se mêlent d’une manière écœurante. Un miroir me confronterait à la réalité : je suis indécemment repoussant… Un tas de débris, de poisons. J'écrase, je renie ma conscience. Mes angoisses n'ont pas leur place. Ma gorge n’est plus qu’un infâme gouffre, un chaos, d’où proviennent quelques derniers gémissements d’imploration. Elle m’a manipulée, détruit, pire, contraint à la métamorphose. Rien n’est simulé, tout est provoqué. La Pythie me domine, c’est un fait. Je suis prisonnier, torturé, malgré moi ; cette créature... Le velours n’est pas même assez luxueux pour l’habiller. Je ne ressortirai jamais. J’aperçois, au loin, les rives trop floues de l’Enfer. J’aimerais y ramper, gracieusement, comme le reptile au soleil. J’erre dans les abymes. J’abandonne. Je redeviens docile. Elle m’envoûte ; mes paupières se closent, les cils balayant doucement les dernières empreintes d’espoir. Elle m’a eu, la traîtresse!

    -Shrimpy, Mai 2008-

    May 13

    Trajet

     
    De ces trajets que l'on faits sans réfléchir.
     
    On est guidés par un fil invisible, décousu parfois. La mémoire peut nous tromper mais ne nous délaisse jamais. Les dalles, la terre, le sable sont magiques. Le cliché du vent qui balaye les feuilles rousses, l'odeur mutine de l'air, les rayons oubliés, la saveur sauvage des branches de merisiers... On ne contemple même plus le paysage. On est persuadé de le connaître par coeur. Et pourtant, les chemins que l'on emprunte le plus souvent ont, eux aussi, cette chose de mystérieux. La sensation sans doute unique de ne pouvoir se perdre; dans le noir, sous le soleil de midi, en pleine averse. Avancer comme une tortue carapacée, lente, mais sûre d'elle, le temps de quelques pas.
     
    -ShrimpY-
     
    April 04

    -love- ...

     
    ..."Son soi" parce qu'au moment où on l'affirme, ça signifie quelquechose. Peu importe si c'est pour la vie ou pas, si ce sera un jour vide de sens, une illusion que l'on aurait montée de toutes pièces, du moment que la rupture ne nous noie pas de regrets. On pourra alors dire "c'était bien", "c'était lui, elle, rien que pour moi", tout juste avec une ombre de tristesse, sans se rendre compte que ce n'est plus d'actualité, malgré les dits d'une époque.
     
    Force est de constater qu'on a du mal à se faire du bien... Et le pessimisme retombe comme une cascade.
     
    Loin de prétendre posséder certaines personnes, je suis heureuse qu'eux-mêmes détiennent une petite partie de moi. Ca, il ne faut surtout pas le gâcher... Faites-en bon usage.
     
    A toi et aux autres Coeur rouge
     
    Shrimpy                                                                                                                                                                                             
     
    IMG_0012bis
     
    PS: Merci au blog à présent délaissé de ma femme qui m'a valu cette bribe d'inspiration :-)
     
     
    March 19

    Evasion

     

    « Je me noie de musique pour ne pas entendre ces ignominies. »

    « Quand tout sera fini, le monde sera à nous. Et alors, on pourra nager dans les cieux orageux que tu as tant de fois rêvé de visiter, bien loin de ces bas-fonds morbides. Plus rien n’aura de secret, et pourtant, tout sera cachotterie. Est-ce cela que tu convoites au plus profond de ton être ? »

    Elle acquiesça en suffoquant. « Alors ne te plains plus. Quand le temps viendra, tu auras tout ça. Sois patiente. La seule chose que tu ne peux défier est le temps.»

     « Toi-même, tu ne peux rien contre lui ? »

    « Non» . et il s’éloigna en se fondant dans le paysage...

     

    Juin 2007

    March 03

    Matière Grise

     

    "A l'époque sombre de ces lendemains brumeux, la misère s’éveille comme un palefrenier masqué ..."

     

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    September 17

    En Vers et contre Prose

     

     

    Aujourd’hui, j’ai confiance.

    J’ai confiance en moi,

    Mais en lui aussi, et en elle, en lui, en eux trois, en lui et en lui aussi.

    Je sais qu’aujourd’hui elle ne va pas me balancer l’une de ses remarques,

    Pas si méchantes, mais qui brûlent quand on se les prend à la gueule.

    Je sais qu’il va accepter ma morale

    Et se rendre compte

    De ce qu’il s’inflige injustement.

    Je sais que lui, il va m’écouter sans se retenir aujourd’hui,

    Pas feindre

    De le faire.

    Je sais que, eux, aujourd’hui, ils vont tendrement m’envelopper

    Dans cette bulle d’éclats de cotons,

    Sans me poser de questions.

    Je sais que lui, il va me faire respirer sans reproches son odeur rassurante.

    Je sais que l’autre lui va être heureux aujourd’hui,

    Sans se préoccuper de tous ses souvenirs d’enfance douloureux.

    Car il y a un soleil.

    Timide et pâle, mais un soleil quand même.

    D’hiver.

    Parce que je suis là et qu’on est tous réunis

    Dans ce petit coin rêveur de ma tête.

    C’est pas un élan d’orgueil, juste une pulsion de fierté

    Pour avoir, cet après-midi,

    Seule

    Sur un banc froid de l’Ailleurs,

    L’impression qu’ils et elles sont

    Tous

    A côté de moi, parfaits et insatiables.

    Qu’ils m’étouffent de câlins sincères...

    Ceux que je croise une minute et ceux avec qui je passerais toute une vie...

    Les petites illuminations ; les incendies aveuglants...

    Leur douceur m’écorche la peau. J’ai envie de crier haut et fort

    « Pourquoi la vie est si belle ?! »

    J’ai envie d’adorer leurs défauts pour mieux apprécier leurs qualités.

    J’ai envie de pleurer, de rire, de me confier, de hurler...

    Tout ça en même temps,

    En pensant à eux.

    J’ai envie de tout oublier, pour le plaisir de mieux me rappeler.

    Je veux qu’ils sachent à quel point...

     

     

     

     

    ...Je

     

                    Vous

                                       

                                        Aime.

     

     

     

     

                                                                        Marion, 04/07...

     

    May 27

    La nausée

    J'suis désolé mais ce soir j'ai zappé.
    J'ai éteint la lumière, fermé la porte à clé.
    Je suis absent, absent pour cause d'écoeurement.
    Plus la force de la jouer souriant.

    J'l'ai sentie arriver comme si jamais elle ne m'avait quitté.
    Je la connais, elle me connaît.
    Compagne de tant de mes nuits sans que je ne l'ai jamais invitée,
    Ce soir je ne pourrai lui résister.


    La nausée monte en moi et me donne envie de tout lâcher.
    Mes oreilles entendent, mes yeux voient.
    La voilà provoquée, ces horreurs qui sont réalités
    L'ont de nouveau enfantée.
    La nausée reprend le pouvoir,
    La nausée reprend le pouvoir.


    Ce soir j'aimerais être sourd pour ne pas entendre,
    Bête, bête pour ne pas comprendre,
    Faire taire mes sens pour ne pas ressentir.
    La fuir, j'veux qu'elle me laisse dormir, dormir...

    J'l'ai sentie arriver comme si jamais elle ne m'avait quitté.
    Je la connais, elle me connaît.
    Compagne de tant de mes nuits sans que je ne l'ai jamais invitée,
    Ce soir je ne pourrai lui résister.


    La nausée monte en moi et me donne envie de tout lâcher.
    Mes oreilles entendent, mes yeux voient.
    La voilà provoquée, ces horreurs qui sont réalités
    L'ont de nouveau enfantée.
    La nausée reprend le pouvoir,
    La nausée reprend le pouvoir.


    Ce soir elle me gagne mais je sais que demain
    Je me serai relevé.
    J'aime trop la vie pour me laisser sombrer.
    Encore trop de choses à voir, tant de choses à montrer,
    Encore trop d'amour à recevoir, tant d'amour à donner.
    Mais ce soir, ce soir j'me laisse aller
    Ce soir je la laisse gagner...


    La nausée monte en moi et me donne envie de tout lâcher.
    Mes oreilles entendent, mes yeux voient.
    La voilà provoquée, ces horreurs qui sont réalités
    L'ont de nouveau enfantée.
    La nausée reprend le pouvoir,
    La nausée reprend le pouvoir.

    Sinsemilia, La nausée, 2000.

    March 31

    Moody Moon

    Moody Moon

     

    La lune a mal. Alors je lui fais des points de suture. Doucement, entre ses cratères, pour ne pas la blesser. Elle halète, je sens son souffle. Elle se replie, se décroissante. Je ne veux pas qu’elle soit nouvelle, ni pleine d’ailleurs, juste qu’elle soit là; que je sente l’amertume céleste d’un de ses quartiers. D’eau-rang- je. Elle se fond dans l’obscurité sidérale, se cache, réapparaît. Elle a le vertige maintenant, tourne, vacille. Elle cherche un appui. Je suis là. « Je ne pourrai jamais te porter, tu sais. » Mais je peux toujours l’allonger sur cette nappe étoilée. La soigner. Lui faire voir au milieu de quelles merveilles elle se trouve. Elle se sent toute petite, rassurée, elle contemple, sage, tout ce dont elle avait toujours été maîtresse sans jamais le savoir... Je la caresse, je m’enfonce proprement dans sa douce et molle enveloppe stellaire. Sa chair est moite. Je ne sais quel mal l’anime. Elle souffre, souffle, soupir. Elle se relève, étincelle, m’aveugle, sa cavité fait résonner un rire hystérique et macabre, elle a soudain cessé d’être sage. A tout hasard, je lance, apeurée, un « Joues-tu avec moi ? », qui se perd malencontreusement dans l’univers. L’écho de son silence me brise à présent les tympans. Elle bondit sauvagement sur moi, dévore mes membres, griffe mon être tout entier, plante ses collines dans ma gorge, m’arrache honteusement les yeux des orbites. Je suis sourde, muette, aveugle. La Lune m’a réduite au néant planétaire.

     

    J’émerge enfin de mon délire cosmique. J’atterris là, allongée sur un lit de gazon rassurant, les yeux enivrés d’espace. Les mèches de ma chevelure se mêlent aux brins d’herbe frais...

    Mi -nuit d’été-.

     

    Shrimpy, 31/03/07

     

     

    March 14

    Nouvelle aristocratique en quatre actes

     
     
     
    I. Un château sombre et vétuste, un soir...
     
    "Diamants, rubis, topazes, et blanches robes longues."
     
     
    II. Une danseuse à elle-même, dans un long couloir...
     
    "Cet homme, je te le laisse, ivre d'herbe et de ténèbre..."
     
     
    III. Son amant, déchu, vide, dans le jardin...
     
    "Mais ce n'est pas tant cette fille qui me plaît tant. C'est le mystère qui est dedans, le mystère dedans."
     
     
    IV. Ouverture finale, le même homme, mort à présent, tristement mort, dans le même château, lugubre à souhait, noyé de champagne...
     
    "A l'heure où l'on m'écrase,
    Le temps n'est plus qu'un astre.
    Dommage pour la fille
    De ce château.
    Car je crois qu'elle aimait bien l'amour
    Que l'on faisait tranquille
    Loin du château..."

     
     
     
    Shrimpy, 03/07 (Le mystère, Le Bal des Laze et l'affiche du C.D.I remaniés)
     
    February 03

    Le pigeon et le pitbull

    Le pigeon et le pitbull

    Ou l’anecdote législative du 1er Février 2007.

     

    Mister Pigeon sur un skateboard perché,

    Tenait en son bec une Marlboro light.

    Mister Pitbull, par l’odeur dégoûté, lui tint à peu près ce langage :

    «  Yo, ma couille ! Bien ou bien ?!

    Sans mentir, si ton flow touche autant que tes Airness®,

    Tu nous déchires tous dans cette cité ! »

    A ces mots, le pigeon ne se sent pas de joie,

    Et, pour montrer sa belle voix,

    Prend le mike, pose un slam, laisse tomber sa clope.

    Le pitbull s’en saisit et dit :

    « Hey, trou du cul ! Tu savais pas que c’était interdit de fumer dans les lieux publics ? »

    Le pigeon, honteux et confus,

    Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.

    (Pasqu’une amende de 68€ dans les dents, ça fait mal quand même...)

     

    -Shrimpy-, 03/02/07

                                                                C'est le respectueux La Fontaine qui doit se retourner dans sa tombe, tiens...