Marion's profileLe repère de la crevette...PhotosBlogListsMore ![]() | Help |
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09 January I wish I were -...-"Le début de la nouvelle année n'est finalement que la continuité de celle qui vient de passer..."
J'aimerais être l'une de ces fées qui distribuent le bonheur comme les nuages la pluie. Le sourire aux lèvres, la main généreuse, le moral de plomb, toujours. Or, je suis parfois tout juste capable de faire esquisser un sourire.
Je voudrais pouvoir me ressaisir, reprendre mes esprits aussi vite que possible toutes les fois où ça dérape. Avoir une couverture qu'il suffirait d'enfiler pour être protégée. Un court instant dans le noir, isolée du reste, tout simplement bien.
Je désirerais visiter le monde, le jour, la nuit, sans que toutes ces peurs m'en empêchent. Au lieu de cela, dès les premiers moments de solitude, les fantômes drapés de blanc reviennent au galop.
Réussir, être fière... Rendre fier.
Je souhaiterais partager sans retenue, sans ce petit soucis gênant de gratitude.
Avoir en permanence dans ma poche un "bon pour Sérénité". Se purger, ne plus prendre en compte tous ces soucis, annodins ou pas, qui restreignent mon plaisir. Souffler dessus pour qu'il s'envolent loin, loin, comme de petites bulles de savon. Subir un coup; dégainer aussitôt la carte magique pour esquiver, comme dans un jeu de société.
J'aimerais me souvenir de chaque bout de passé proche ou lointain, à défaut d'être autorisée à la revivre. Une mémoire rangée comme les archives d'une grande bibliothèque. Tout à portée de mains.
"On choisit ce que l'on est, ce que l'on devient, dit-on, mais parfois à contrecoeur.
C'est une grande chance que la Vie, mais aussi l'une des sentences les plus troublantes..."
Je voudrais savoir ce qu'il y a réellement dans la tête des gens qui ont l'air de "vivre au jour le jour", de profiter quelque soit le contexte qui les entoure, qui ne manifestent aucune faille, aucun fléchissement; c'est sans doute ça qui est un peu à envier ... Leur arrive-t-il, à aux aussi, de baisser les bras, de ne pas savoir, de se sentir faible, moche, malheureux, impuissant ou seulement insignifiant, le temps d'une heure?...
Un peu de simplicité dans les rapports humains et d'aboutissement positif et durable dans les entreprises personnelles... Lourd et long souhait pour 2009...
17 November Ode à mon Lit
Compagnon silencieux, bulle de rêves comme de cauchemars. Confident de l’inconscient… Un léger signe de fatigue ou une simple gourmandise de sommeil et je ne pense qu’à le retrouver. Parsemé de peluches, il étouffe mes nuits… Coin douillet de pleurs, de rires et de choses interdites. Peu importe ce qui s’y passe : les larmes sur l’oreiller, les baisers amoureux ; je m’y sens tellement bien. Juste à côté, sur la commode, le tortionnaire. Mon bourreau de l’instant. Avec son éternelle ponctualité irritante, son allure hautaine, son ornement numéral. Il n’a pas l’air si sévère pourtant, mais, mine de rien, ses aiguilles te toisent. Pour en rajouter, ce cliquetis incessant. Je le déteste ! La sonnerie tant redoutée ; l’heure de se lever, d’abandonner avec regret la chaleur de la couverture… C’est si facile pour toi d’être à l’heure ! Mais méfiance, un geste, et, sans aucun scrupule, je te retire ta pile… Plus de bruit monotone, plus de retard appréhendé, plus de sommeil douloureusement avorté ! Le Monde n’a pas besoin de toi pour être gouverné… Une vie sans heures, sans minutes, sans secondes…
26 October [Sadness is...]
"Le plaisir est une chose éphémère : Si tôt on l'a connu, Si tôt son expérience unique Laisse place à son seul souvenir, Et aux regrets qui l'accompagnent..."
Alors même quand le ciel est gris,
Il faut être assez perspicace pour saisir du regard,
Là-bas, la petite éclaircie."
15 August Réflexion pseudo-philosophique # 2" Profite et vis les moments présents qui te sont offerts au meilleur. C'est précieux ces instants pour l'harmonie et l'épanouissement. Ne t'encombre pas l'esprit ailleurs... " me dit-elle.
C'est exactement ça. Et on en a conscience au fond. Ca résonne même dans ma tête comme un rappel à l'ordre familier. Mais alors, pourquoi je n'y arrive pas, pourquoi on n'y parvient pas systématiquement?
12 July La Plume mouilléeQuand on est bien,
Notre Amour est une onde effrontée, un flot, Qui voyage sagement dans toute cette étendue humaine. Un flot qui chavire tendrement nos esprits, Ravive les espoirs que l’on avait, malgré nous, mis de côté. Quand la mer est houleuse, Que la tempête nous gagne promptement, On s’accroche alors aux rochers, On se cramponne aux voiles du navire qui nous porte, En attendant que l’écume vienne s’échouer sur les rives, Que les deux amoureux puissent sécher. On n’aime pas ces moments périlleux, On préfère les voyages calmes et sereins ; On se laisse étayer par les vaguelettes. Si tel est notre désir, notre envie, On sait que rien ne peut nous perturber, Qu’on est deux pour se consoler. Le sable vient nous chatouiller. Puis l’on s’endort doucement. Toi, ma Muse, la tête posée sur mes seins. Moi, la Plume, recroquevillée dans tes bras.
A toi...
Juillet 2008
Teinte Noire
…I need a brand-new Everything… …‘Cos saying I love you has nothing to do with meaning it… [Ce petit sentiment désagréablement passager qui fait que l’on doute.] La vie n’est pas délicate, je le sais. On est attristé de voir nos amis nous délaisser, de découvrir que l’on estime plus les autres que eux ne le font, que l’on donne sans cesse plus que ce que l’on reçoit, que l’on n’aura jamais le temps de tout découvrir, que notre indécision tend ardemment à être maladive, que l’amour a lui aussi une mauvaise fin, qu’on ne profitera pas assez. Justement parce que le futur n’est pas entre nos mains ; il ne l’a jamais été et il ne le sera jamais. Nos vies, leurs vies évoluent en même temps que le sens se perd... Plus que tout, les relations s’échappent comme de la poussière, que l’on essaierait, en vain, de conserver dans une cage obstruée. Ceux qui comptent le plus, et les autres satellites effacés, mais pour autant nécessaires. Tous ces gestes anodins mais douloureux, ces petits mots de travers, qui suffisent déjà à embraser les cendres incandescentes de notre Inquiétude. J’avais confiance. Exagère-t’on vraiment ? Se plaint-on trop ? Ou est-ce tout simplement se soumettre à notre propre nature ? Tout va (presque) bien, serait-ce alors que l'on se complaît à aller mal? Dans le fond, notre attitude ne déroge pas à la règle, chacun commet ses petits écarts de comportement. Et pourtant, il n’y a pas pire malheurs que les siens… Alors, dans ces moments là, ne faites pas la sourde oreille, écoutez-moi ; dans ces moments là, ne soyez pas volontairement aveugles ; regardez-moi droit dans les yeux ; dans ces moments là, ne me poussez pas avec indifférence, entourez-moi de vos bras…
[Bien triste de faire partie de cette fraternité humaine égoïste et dégénérée.]
-M-arion, mars 2008 (réactualisé par le contexte présent...) 16 June ¤La Sorcière¤
Je m’enfonce dans le berceau de l’Humanité. Les écailles tranchantes me lacèrent agréablement le corps. Ses ongles plus longs que jamais, plus vrais que nature, me caressent brutalement. Encore, la seconde, oppressante, semble éternité. Le sablier est étouffé par son propre gravier. La sorcière m’attrape, m’enflamme, m’époumone. Les fumées grisâtres de son chaudron forment une étrange danse, divine et lancinante à la fois, tout juste au dessus de ma tête. J'attise cette saveur douce-amère, étrangement familière. Le tissu me colle à la peau, la chair ouverte, les humeurs, les poils, le pus, se mêlent d’une manière écœurante. Un miroir me confronterait à la réalité : je suis indécemment repoussant… Un tas de débris, de poisons. J'écrase, je renie ma conscience. Mes angoisses n'ont pas leur place. Ma gorge n’est plus qu’un infâme gouffre, un chaos, d’où proviennent quelques derniers gémissements d’imploration. Elle m’a manipulée, détruit, pire, contraint à la métamorphose. Rien n’est simulé, tout est provoqué. La Pythie me domine, c’est un fait. Je suis prisonnier, torturé, malgré moi ; cette créature... Le velours n’est pas même assez luxueux pour l’habiller. Je ne ressortirai jamais. J’aperçois, au loin, les rives trop floues de l’Enfer. J’aimerais y ramper, gracieusement, comme le reptile au soleil. J’erre dans les abymes. J’abandonne. Je redeviens docile. Elle m’envoûte ; mes paupières se closent, les cils balayant doucement les dernières empreintes d’espoir. Elle m’a eu, la traîtresse! -Shrimpy, Mai 2008- 13 May TrajetDe ces trajets que l'on faits sans réfléchir.
On est guidés par un fil invisible, décousu parfois. La mémoire peut nous tromper mais ne nous délaisse jamais. Les dalles, la terre, le sable sont magiques. Le cliché du vent qui balaye les feuilles rousses, l'odeur mutine de l'air, les rayons oubliés, la saveur sauvage des branches de merisiers... On ne contemple même plus le paysage. On est persuadé de le connaître par coeur. Et pourtant, les chemins que l'on emprunte le plus souvent ont, eux aussi, cette chose de mystérieux. La sensation sans doute unique de ne pouvoir se perdre; dans le noir, sous le soleil de midi, en pleine averse. Avancer comme une tortue carapacée, lente, mais sûre d'elle, le temps de quelques pas.
-ShrimpY-
04 April -love- ......"Son soi" parce qu'au moment où on l'affirme, ça signifie quelquechose. Peu importe si c'est pour la vie ou pas, si ce sera un jour vide de sens, une illusion que l'on aurait montée de toutes pièces, du moment que la rupture ne nous noie pas de regrets. On pourra alors dire "c'était bien", "c'était lui, elle, rien que pour moi", tout juste avec une ombre de tristesse, sans se rendre compte que ce n'est plus d'actualité, malgré les dits d'une époque.
Force est de constater qu'on a du mal à se faire du bien... Et le pessimisme retombe comme une cascade.
A toi et aux autres
PS: Merci au blog à présent délaissé de ma femme qui m'a valu cette bribe d'inspiration :-)
19 March Evasion
« Je me noie de musique pour ne pas entendre ces ignominies. » « Quand tout sera fini, le monde sera à nous. Et alors, on pourra nager dans les cieux orageux que tu as tant de fois rêvé de visiter, bien loin de ces bas-fonds morbides. Plus rien n’aura de secret, et pourtant, tout sera cachotterie. Est-ce cela que tu convoites au plus profond de ton être ? » Elle acquiesça en suffoquant. « Alors ne te plains plus. Quand le temps viendra, tu auras tout ça. Sois patiente. La seule chose que tu ne peux défier est le temps.» « Toi-même, tu ne peux rien contre lui ? » « Non» . et il s’éloigna en se fondant dans le paysage...
Juin 2007 03 March Matière Grise17 September En Vers et contre Prose
Aujourd’hui, j’ai confiance. J’ai confiance en moi, Mais en lui aussi, et en elle, en lui, en eux trois, en lui et en lui aussi. Je sais qu’aujourd’hui elle ne va pas me balancer l’une de ses remarques, Pas si méchantes, mais qui brûlent quand on se les prend à la gueule. Je sais qu’il va accepter ma morale Et se rendre compte De ce qu’il s’inflige injustement. Je sais que lui, il va m’écouter sans se retenir aujourd’hui, Pas feindre De le faire. Je sais que, eux, aujourd’hui, ils vont tendrement m’envelopper Dans cette bulle d’éclats de cotons, Sans me poser de questions. Je sais que lui, il va me faire respirer sans reproches son odeur rassurante. Je sais que l’autre lui va être heureux aujourd’hui, Sans se préoccuper de tous ses souvenirs d’enfance douloureux. Car il y a un soleil. Timide et pâle, mais un soleil quand même. D’hiver. Parce que je suis là et qu’on est tous réunis Dans ce petit coin rêveur de ma tête. C’est pas un élan d’orgueil, juste une pulsion de fierté Pour avoir, cet après-midi, Seule Sur un banc froid de l’Ailleurs, L’impression qu’ils et elles sont Tous A côté de moi, parfaits et insatiables. Qu’ils m’étouffent de câlins sincères... Ceux que je croise une minute et ceux avec qui je passerais toute une vie... Les petites illuminations ; les incendies aveuglants... Leur douceur m’écorche la peau. J’ai envie de crier haut et fort « Pourquoi la vie est si belle ?! » J’ai envie d’adorer leurs défauts pour mieux apprécier leurs qualités. J’ai envie de pleurer, de rire, de me confier, de hurler... Tout ça en même temps, En pensant à eux. J’ai envie de tout oublier, pour le plaisir de mieux me rappeler. Je veux qu’ils sachent à quel point...
...Je
Vous
Aime.
Marion, 04/07...
27 May La nauséeJ'suis désolé mais ce soir j'ai zappé. 31 March Moody MoonMoody Moon
La lune a mal. Alors je lui fais des points de suture. Doucement, entre ses cratères, pour ne pas la blesser. Elle halète, je sens son souffle. Elle se replie, se décroissante. Je ne veux pas qu’elle soit nouvelle, ni pleine d’ailleurs, juste qu’elle soit là; que je sente l’amertume céleste d’un de ses quartiers. D’eau-rang- je. Elle se fond dans l’obscurité sidérale, se cache, réapparaît. Elle a le vertige maintenant, tourne, vacille. Elle cherche un appui. Je suis là. « Je ne pourrai jamais te porter, tu sais. » Mais je peux toujours l’allonger sur cette nappe étoilée. La soigner. Lui faire voir au milieu de quelles merveilles elle se trouve. Elle se sent toute petite, rassurée, elle contemple, sage, tout ce dont elle avait toujours été maîtresse sans jamais le savoir... Je la caresse, je m’enfonce proprement dans sa douce et molle enveloppe stellaire. Sa chair est moite. Je ne sais quel mal l’anime. Elle souffre, souffle, soupir. Elle se relève, étincelle, m’aveugle, sa cavité fait résonner un rire hystérique et macabre, elle a soudain cessé d’être sage. A tout hasard, je lance, apeurée, un « Joues-tu avec moi ? », qui se perd malencontreusement dans l’univers. L’écho de son silence me brise à présent les tympans. Elle bondit sauvagement sur moi, dévore mes membres, griffe mon être tout entier, plante ses collines dans ma gorge, m’arrache honteusement les yeux des orbites. Je suis sourde, muette, aveugle. La Lune m’a réduite au néant planétaire.
J’émerge enfin de mon délire cosmique. J’atterris là, allongée sur un lit de gazon rassurant, les yeux enivrés d’espace. Les mèches de ma chevelure se mêlent aux brins d’herbe frais... Mi -nuit d’été-.
Shrimpy, 31/03/07
14 March Nouvelle aristocratique en quatre actesI. Un château sombre et vétuste, un soir...
"Diamants, rubis, topazes, et blanches robes longues."
II. Une danseuse à elle-même, dans un long couloir...
"Cet homme, je te le laisse, ivre d'herbe et de ténèbre..."
III. Son amant, déchu, vide, dans le jardin...
"Mais ce n'est pas tant cette fille qui me plaît tant. C'est le mystère qui est dedans, le mystère dedans."
IV. Ouverture finale, le même homme, mort à présent, tristement mort, dans le même château, lugubre à souhait, noyé de champagne...
"A l'heure où l'on m'écrase,
Le temps n'est plus qu'un astre.
Dommage pour la fille
De ce château. Car je crois qu'elle aimait bien l'amour Que l'on faisait tranquille Loin du château..." Shrimpy, 03/07 (Le mystère, Le Bal des Laze et l'affiche du C.D.I remaniés)
03 February Le pigeon et le pitbullLe pigeon et le pitbull Ou l’anecdote législative du 1er Février 2007.
Mister Pigeon sur un skateboard perché, Tenait en son bec une Marlboro light. Mister Pitbull, par l’odeur dégoûté, lui tint à peu près ce langage : « Yo, ma couille ! Bien ou bien ?! Sans mentir, si ton flow touche autant que tes Airness®, Tu nous déchires tous dans cette cité ! » A ces mots, le pigeon ne se sent pas de joie, Et, pour montrer sa belle voix, Prend le mike, pose un slam, laisse tomber sa clope. Le pitbull s’en saisit et dit : « Hey, trou du cul ! Tu savais pas que c’était interdit de fumer dans les lieux publics ? » Le pigeon, honteux et confus, Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus. (Pasqu’une amende de 68€ dans les dents, ça fait mal quand même...)
-Shrimpy-, 03/02/07 C'est le respectueux La Fontaine qui doit se retourner dans sa tombe, tiens...
27 January Réflexion philosophique du soir« De nos jours, il n’y a plus de respect pour quoique ce soit... C’est ça qu’est malheureux.... »
Dixit une vieille à un arrêt de bus, un 20 Janvier 2006 à 17h20.
Bon, alors c’est pas que je veuille blâmer nos gentils seniors français mais j’ai déjà remarqué que ce discours était bien souvent tenu par une gente plutôt âgée... Mais qu’est-ce qui les amène donc à dire une chose aussi simpliste, aussi généralisée ? Faut pas se voiler la face, « ceux qui ne respectent plus rien aujourd’hui » fait bien référence aux JEUNES –non, je ne suis pas parano et ai longtemps réfléchi avant une interprétation aussi crue-. Les jeunes qui polluent, qui salissent le traditionnalisme, qui se dressent contre la société, qui pervertissent l’éducation. C’est sûr, c’est certain, y a toujours des loosers qui soit disant se « rebellent contre la société qui est pourrie », qui prétendent discourir sur la géopolitique actuelle, alors que ce ne sont que de pauvres manichéens qui n’ont jamais regardé un 20h de leur vie pour se tenir au courant des événements... or, ceux là, c’est jamais qu’une minorité (du moins, y a de tout chez tout le monde...)
Mais les vieux dont je veux parler– et puisqu’il faut peser le pour et le contre je précise que je ne fais pas de généralités : je parle des vieux ronchons nostalgiques de l’ancien régime et déchaînés contre tout et rien, pas du papy rocky sympa de l’immeuble d’en face, qui se fait néanmoins de plus en plus rare – bah ils m’exaspèrent tout simplement. Ils m’irritent parce que ,la plupart du temps, il s’agit justement de personnes qui n’ont aucune expérience (ou alors de sales références) et qui se permettent de juger et généraliser horriblement, exactement de la MÊME manière que le font ceux qu’ils critiquent... Raisonnement faussé, donc. Ca ressemble bizarrement à une maxime (de mauvais goût) que quelqu’un de borné apprendrait par cœur afin de la placer pertinemment à chaque blanc de la conversation, dès qu’il sentirait naître en lui un élan soudain de pessimisme. Et alors, là, soit la victime d’en face partage son point de vue sans avoir besoin de réfléchir –c’est alors qu’elle a elle-même intelligemment fait de la critique infondée son parfait hobby-, soit –et c’est là tout l’enjeu- elle essaye habilement de lui expliquer son erreur mais sans succès car l’arme corruptrice de l’argumentation est strictement étrangère à notre cher agitateur. Dommage.
C’est d’autant plus lamentable que c’est un discours auquel on a affaire à tous coins de rues, que l’on peut attraper dans toutes les bouches édentées... Qui n’a jamais entendu les éternelles plaintes de la commère aigrie sur les adolescents d’aujourd’hui, le perpétuel maux de la société ?! Et ce qui me fait d’autant plus réagir à ce type de propos, c’est que la majeure partie du temps, ce serait bel et bien ce novice dévergondé et effronté tout droit sorti d'une journée de cours qui laisserait gentiment passer mémé à la caisse du Monoprix, et surtout pas le contraire –eh oui, car il se trouve que mémé est très pressée vu ses milles et une occupations de retraitée comblée : elle doit vite rentrer donner à manger à Minou et comater sur le canapé devant son émission préférée de Ruquier...-
Au fond, je me demande si l’on doit en tenir grief aux personnes âgées. Si ça devient ronchon en vieillissant, c’est peut-être à cause d’une fatigue excessive ou au contraire d’un manque d’énergie envié aux jeunes. Quelquefois, c'est juste que râler est une nécessité, un désir à combler, comme chez d'autres jeunes qui ont besoin de faire chier les petits à la sortie du collège pour s'éclater. Mais d’un autre côté, qui sait si je ne ferai pas un jour moi aussi partie de cette population qui sombre dans l’oubli de sa jeunesse ? Bien que je n’adhère pas aujourd’hui aux valeurs de ces gens là, tout peut encore arriver... Alors je me demande finalement si c’est vraiment légitime de critiquer, même quand on a ses propres convictions. Evidemment, j’aurais pu choisir une autre connerie frappante (c’est pas l’inspiration qui manque...) mais il faut replacer ça dans le contexte. Je venais de sortir d’un cours d’histoire assommant où la prof nous avait décrit en long, en large et en travers, les souffrances immondes des soldats de la première guerre mondiale et de tous les civils qui resteront à jamais gravées... Alors, la ptite vieille avec son discours à la con, elle aurait pu tout dire d’exaspérant sauf ça : j'ai considéré à ce moment là et plus que jamais que ce n'est pas permis de se plaindre anonymement de la vie quand on sait que d’autres ont encore en mémoire des atrocités bien profondes. Et quand on critique en général, c’est que l’on est engagé et pas que l’on se résout à un simple « La vie, c’est pas bien ». Evidemment moi aussi après l’annonce flash « d’un naufrage d’un pétrolier en Atlantique, d’une série d’attentats en Iraq et de la mort d’un étudiant agressé par dix fois plus nombreux que lui » j’ai envie de dire que la vie est moche et que tout fout l’camp aujourd’hui. Mais je ne dis pas lâchement qu’une unique catégorie en est la cause....
Merci à Mme X de l’arrêt du 304 et à Mme Y qui l’a approuvée, pour m’avoir valu cette inspiration fructueuse... Hommage tout de même à tous les vieux enfants sages qui ont su garder tolérance et joie de vivre malgré leurs rides... :) SHRIMPY, 01/07
13 January In Praise of the "Why"...
Je suis ça, ça et ça... Je me noie, je suffoque. Je me nourris de contradictions. Je suis Moi...
SHRIMPY 11 December Elle marche
Entrée en matière..."Je prends ma plume et me jette dans le gouffre inommable du web ..." Nous y voici, cette phrase parle d'elle-même: un ptit morceau de moi dans l'infinité du net... Eh oui, je me suis enfin décidée à faire un blog... Enfin plutôt un "espace perso": le concept sonne mieux! Alors, toujours sans prétention, je veux partager mes pensées, faire durer l'éphémère, jouer avec les mots(aux), en faire un lieu d'échanges... Je vous souhaite donc une agréable visite dans le "Repère de la crevette masquée" !!! Et n'hésitez pas à laisser une ptite trace de votre passage, ça fait toujours plaiz' XxX - SHRIMPY - 11 Décembre 2006 |
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