Marion's profileLe repère de la crevette...PhotosBlogListsMore Tools Help

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    12 July

    La Plume mouillée

     
    Quand on est bien,

    Notre Amour est une onde effrontée, un flot,

    Qui voyage sagement dans toute cette étendue humaine.

    Un flot qui chavire tendrement nos esprits,

    Ravive les espoirs que l’on avait, malgré nous, mis de côté.

    Quand la mer est houleuse,

    Que la tempête nous gagne promptement,

    On s’accroche alors aux rochers,

    On se cramponne aux voiles du navire qui nous porte,

    En attendant que l’écume vienne s’échouer sur les rives,

    Que les deux amoureux puissent sécher.

    On n’aime pas ces moments périlleux,

    On préfère les voyages calmes et sereins ;

    On se laisse étayer par les vaguelettes.

    Si tel est notre désir, notre envie,

    On sait que rien ne peut nous perturber,

    Qu’on est deux pour se consoler.

    Le sable vient nous chatouiller.

    Puis l’on s’endort doucement.

    Toi, ma Muse, la tête posée sur mes seins.

    Moi, la Plume, recroquevillée dans tes bras.

     

    A toi... Coeur rouge

     

     
    Juillet 2008
     

    Teinte Noire

     

    …I need a brand-new Everything…

    …‘Cos saying I love you has nothing to do with meaning it…

    [Ce petit sentiment désagréablement passager qui fait que l’on doute.]

    La vie n’est pas délicate, je le sais. On est attristé de voir nos amis nous délaisser, de découvrir que l’on estime plus les autres que eux ne le font, que l’on donne sans cesse plus que ce que l’on reçoit, que l’on n’aura jamais le temps de tout découvrir, que notre indécision tend ardemment à être maladive, que l’amour a lui aussi une mauvaise fin, qu’on ne profitera pas assez. Justement parce que le futur n’est pas entre nos mains ; il ne l’a jamais été et il ne le sera jamais. Nos vies, leurs vies évoluent en même temps que le sens se perd... Plus que tout, les relations s’échappent comme de la poussière, que l’on essaierait, en vain, de conserver dans une cage obstruée. Ceux qui comptent le plus, et les autres satellites effacés, mais pour autant nécessaires. Tous ces gestes anodins mais douloureux, ces petits mots de travers, qui suffisent déjà à embraser les cendres incandescentes de notre Inquiétude. J’avais confiance.

    Exagère-t’on vraiment ? Se plaint-on trop ? Ou est-ce tout simplement se soumettre à notre propre nature ? Tout va (presque) bien, serait-ce alors que l'on se complaît à aller mal? Dans le fond, notre attitude ne déroge pas à la règle, chacun commet ses petits écarts de comportement. Et pourtant, il n’y a pas pire malheurs que les siens… Alors, dans ces moments là, ne faites pas la sourde oreille, écoutez-moi ; dans ces moments là, ne soyez pas volontairement aveugles ; regardez-moi droit dans les yeux ; dans ces moments là, ne me poussez pas avec indifférence, entourez-moi de vos bras…

     

    [Bien triste de faire partie de cette fraternité humaine égoïste et dégénérée.]

     

    -M-arion, mars 2008 (réactualisé par le contexte présent...)